Résumé de son exposé
« Les défis structurels qui freinent le financement des PME au Cameroun restent profonds et persistants : une forte aversion des banques au risque liée à l’asymétrie d’information et aux créances en souffrance, l’exigence de garanties et collatéraux souvent inaccessibles pour ces entreprises, une gouvernance et une gestion financière encore faibles (comptabilité irrégulière, structures trop personnalisées, manque d’historique fiable), un manque chronique de ressources à long terme dans le système bancaire, un cadre juridique et judiciaire peu protecteur pour les prêteurs, des procédures administratives longues et complexes, ainsi qu’une insuffisance de mécanismes alternatifs structurés comme le capital-risque. Malgré ces obstacles, les PME représentent plus de 98 % du tissu économique national et constituent un levier incontournable pour la croissance, l’emploi et la transformation structurelle de notre pays. »